Affichage des articles dont le libellé est ÉCONOMANIE. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est ÉCONOMANIE. Afficher tous les articles

samedi 8 novembre 2008

De la richesse

Dire que l'argent ne tombe pas du ciel est une évidence, mais d'où vient-il alors ?

Bah on gratte le dos de la planète/l'humanité, on transforme et/ou vend la récolte puis on remet sur la table toute ou partie du produit afin d'en extirper un maximum d'intérêts. Et voilà, nous sommes riches ; en principe.

En simplifiant, il y a donc trois sources capables de générer des richesses :

  1. Providence.
  2. Travail.
  3. Argent.
Alors pourquoi ce trio qui a si bien fonctionné pendant des années semble aujourd'hui s'essouffler ?

Providence est toujours là, celle d'hier n'est pas celle d'aujourd'hui et sera encore différente demain.
Travail évolue, il ne viendrait à l'idée de personne de l'écarter au péril de sa propre survie.
Argent, on n'a jamais autant entendu parler de milliards et on sait qu'ils rapportent toujours plus quand ils s'affichent en négatif.

J'ai ma petite idée sur la question. Elle est loin de ce que l'on nous dit et je ne pense pas qu'il faille aller chercher systématiquement des malversations sur le seul plan de la finance pour justifier la situation déplorable dans laquelle nous-nous trouvons.
Tout est une question d'équilibre, il suffit de savoir à quel taux chacune de ces trois sources de bénéfices peuvent participer à l'enrichissement, et donc au confort de l'humanité, plutôt que de préférer uniquement ce qui est en apparence du meilleur rapport. Un tabouret à trois pieds a le gros avantage de pouvoir pencher sur une base accidentée sans ne jamais être bancal, retirez un pied et il se casse la gueule. Il ne viendrait jamais à l'idée pour chef d'entreprise d'appuyer toute la stabilité de sa société sur un seul et unique client.

Perso, je ne crois pas à la possibilité de "moraliser" des marchés qui, dans leur forme actuelle, ignorent ou feignant d'ignorer, l'origine des capitaux qui leurs sont confiés.

mardi 28 octobre 2008

De droit à gauche

Le marronnier de la loi antipiratage est de retour !

Et ils ne sont foutrement pas d'accord. Perso, ni je n'achète de disques ni je ne télécharge, donc, je m'en fiche royalement.

À y penser, je vois très bien où ils veulent en venir mais je ne vois pas comment ils vont y arriver. Bref, on s'en moque, admettons qu'elle passe et qu'ils arrivent à trouver les contrevenants, je voudrais juste savoir combien va encore coûter l'application de cette loi pour sauvegarder un système franco-français qui s'est foutu dedans en s'asseyant sur ses millions plutôt que de s'adapter à une sphère médiatique en pleine mutation mondialiste.

C'est lassant d'avoir le sentiment de devoir payer pour des gens qui n'ont pas su gérer leur business, la france des entrepreneurs soi-disant méritants, des majors qui se sont transformées en épiciers, des constructeurs de bagnoles qui ont dix ans d'avance sur des futilités et 20 ans de retard sur les fondamentaux, des "maisonniers" qui sont passés à côté des règles élémentaires environnementales et sociales, etc...

On a quand-même fait des trucs bien dans ce pays pendant des décennies, où sont les dividendes, pourquoi autant de passif ?

lundi 27 octobre 2008

Une énergie des énergies

Comme si depuis le premier jet de pétrole en 1859 rien d'autre n'avait existé.

Sur le site d'Econologie nous découvrons un système simple vieux comme le monde : le GAZOGÈNE. En trois mots, le principe est de collecter un gaz inflammable produit par la combustion incomplète du bois, ou de toute autre matière susceptible de réagir à l'identique, puis d'en alimenter un moteur à explosion classique. Le rendement n'est certes pas à comparer aux produits pétroliers raffinés que nous trouvons à la pompe mais avec des installations fixes il n'est pas non-plus si ridicule. Par exemple, là où il faut 1 litre d'essence, il faudrait 3,5 kilogrammes de bois, à condition de n'exploiter que l'énergie utile à faire fonctionner un moteur à explosion sans transformer également la chaleur.

Le système gazogène est un très bon exemple d'exploitation de la biomasse de façon optimale. La particularité étant que quand on brûle un arbre directement ou un de ses dérivés, il ne dégage, à quelque chose près, que la qantité de co2 qu'il a absorbé pour sa croissance (revoir le cycle du carbone). Un moteur à explosion dégage énormément de chaleur qui se perd dans le circuit de refroidissement pour se dissiper dans la nature, l'énergie utile servant à mouvoir le véhicule étant de 36 (essence) à 42 % (diesel), environs 60 % sont perdus et viennent surcharger l'athomsphère en gaz à effet de serre. Ou plus exactement, quand vous faites un plein de 50 €, vous jetez 30 € à la planète-poubelle, autant pisser dans un violon. Je ne vais pas revenir sur l'aberration automobile sinon ça va encore m'énerver...

On nous a fait croire que le pétrole était la solution idéale pour répondre à notre demande en énergie, un produit passe-partout qui n'aura été en fait qu'une solution de facilité lamentablement et inconsciemment exploitée pendant plus de cent cinquante ans.

Il est hors de question d'exploiter la biomasse de la sorte au risque, pour le coup, d'étendre la misère de par le monde. Voilà pourquoi il ne faut pas laisser ce capital vital aux mains de gens peu scrupuleux que sont les économistes et les financiers dont le seul but est de substituer à toute valeur réelle leurs valeurs pour le moins volatiles et incontrôlables.

samedi 25 octobre 2008

À l'aiiiiiide

C'est bizarre comment la crise fait pousser des ailes de bons samaritains à ceux qui ne voulaient rien lâcher jusque-là.

Combien réclament depuis des lustres trois sous de plus à la fin du mois histoire de vivre à peu-près normalement pour s'entendre dire systématiquement : "Les caisses sont vides" ; les caisses peut-être mais les burnes, visiblement pas. Aller revendre la cata aux générations futures, faut être couillu ! Surtout quand on sait que c'est ce qui se fait depuis trop longtemps et que l'on s'était juré de ne pas le reproduire...

L'univers étant tellement vulnérable, je ne doute pas que l'on trouve de nouvelles richesses à piller lamentablement dans les siècles à venir qui vont encore profiter à des "entreprises stratégiques". Que faut-il entendre en ces termes ? Je n'en sais absolument rien mais permettez-moi de douter de la salubrité de cette aventure.

"Si tu veux la paix, prépare la guerre" ne peut pas vouloir dire qu'il faut s'armer pour éviter la guerre mais assurément plus qu'il est confortable d'être du côté du plus fort au cas où tout partirait en vrille ; euh oui, nous en sommes rendus à nouveau là.

mardi 21 octobre 2008

Pour vendre du fromage

Le saviez-vous ? Cuisinez-vous une tartiflette d'Auvergne ?!

Un nouveau produit fromager décliné sous nombre d'appellations vient de voir le jour, on le trouve sous la forme d'un gros fromage de cinq-cent grammes. Il est vendu aux alentours de 10 € le kilo et est destiné à être cuisiné suivant la recette se trouvant sur l'emballage. On trouve donc des spécialités locales comme le fromage pour tartiflette, pour fondue savoyarde, etc...

J'en ai découvert un pour tartiflette d'Auvergne, c'est nouveau. Non que nous ne soyons capables de cuisiner certains fromages auvergnats à la façon d'une tartiflette mais que la tartiflette est une spécialité exclusivement savoyarde réalisée avec du reblochon de Savoie, si le reblochon d'auvergne existait ça se saurait. Il faut dire que dans cette gamme même le fromdu pour tartiflette, le vrai, ben on ne sait pas trop ce qu'ils sont allés y mettre dedans, on sait juste qu'il est fabriqué avec du lait de vache dans les Vosges.

Dans le même ordre d'idée, arrive aussi le pinard au packaging spécial export, ou décérébré plutôt. Vous connaissez certainement ce Côte du Rhône au joli nom de Cellier des Dauphins. Il existe dans la gamme un vin passe-partout reconnaissable à la forme tassée de la bouteille qui ne dépasse généralement pas les 3 €. Ce n'est pas un grand vin mais un produit de qualité apte à donner plus de plaisir que nombre de noms prestigieux bradés payés de toute façon trop chers. Euh-bien voilà que la maladie de la dépersonnalisation gagne, Au-lieu d'avoir une belle étiquette ornée, on se retrouve avec un carré blanc au nom de Cellier des Dauphins et en-dessous un rectangle rouge où figurent en gros caractères les cépages. Pire, plus besoin de tire-bouchon, suffit de tourner et hop, c'est ouvert ! C'est à se demander à quoi vont ressembler les rayons vin dans quelques années.

À l'heure où nous entendons parler de "moralisation" et de "déontologie" à tout crin, quand quelqu'un vous soutiendra mordicus que la tartiflette est une spécialité auvergnate ou que merlot-grenache est la ville d'où vient le vin, le schmilblik aura drôlement avancé.

Soit entendu que mes critiques n'enlèvent rien au goût de ces produits qui sont dans l'ensemble corrects, on peut les considérer comme "bons", même si vous pourrez toujours chercher le goût de reblechon dans la tartiflette de savoie ou celui du syrah dans ce Côte du Rhône, il n'y en a de toute façon peu voir pas une miette.

À titre indicatif, la spécialité auvergnate pouvant être confondue avec la tartiflette est la truffade, grosse assiétée de patates bouillies agémentée de jambon d'auvergne sur laquelle on aura fait fondre de la tome de cantal fraîche (aligot). Une variante jurassienne de la tartiflette est la morbiflette, là on ne peut pas se tromper car elle est à base de morbier.

lundi 20 octobre 2008

Humanum credulitum

Alors, 320 milliards plus 40 milliards pour soutenir un système financier auquel plus personne ne semble réellement croire, ça fait cher la monnaie de singe, non ?

Monnaie de singe parce-que personne ne semble vouloir franchement nous dire dans quelle manche est planqué cet argent, ni de quel chapeau il va sortir. Mieux, il sera engagé mais ne changera pas d'escarcelle, trop fort !

"Quand le sage désigne la lune, l'idiot regarde le doigt."

Sauf que, le sage ne semble pas être si sage et l'idiot sot car abêti. mrgreen

jeudi 9 octobre 2008

Du jus pour l'auto

Pourquoi l'énergie subsidiaire, ou complémentaire c'est selon, aux hydrocarbures serait l'électricité ?
Il s'agit encore visiblement d'un "coup" économaniaque orchestré depuis bien longtemps. Cette idée de l'automobile électrique traîne depuis des décennies.


Au milieu des années 70, le rital et sa "Zagato Zele" au nom prédestiné d'ELCAR dont l'argument de vente était que le seul pétrole qu'elle ne consommerait jamais serait englouti par sa fabrication, jusqu'aux années vingt et leurs sortes de buggies de ville aux roues à rayons alimentés par des batteries, la fée électricité a toujours fait rêver.

Les progrès technologiques permettent aujourd'hui de proposer au grand public des véhicules sûrs mus par des moteurs électriques alimentés par des accumulateurs de nouvelle génération embarqués. Très bien. Il est facile de comprendre l'efficacité du système, supprimer les intermédiaires entre le réservoir qu'est une batterie et la source d'énergie, sans aucune transformation occasionnant des perte, très très bien. Mais comment vont-ils faire pour appliquer leurs satanées taxes ? Il est inimaginable de se voir fournir le véhicule avec son accumulateur pour le prix d'une automobile actuelle, le plasique d'un réservoir d'essence coûte que dalle alors qu'un réservoir à électricité doit bien valoir autant que la bagnole elle-même. Il y a de grandes chances pour que les accumulateurs soient en location et que nous nous retrouvions avec deux compteurs électriques à la maison, un pour l'électricité détaxée à usage domestique et l'autre surtaxé pour nourrir la voiture. La charge d'une batterie standard de démarrage avec un dévolteur redresseur tire de l'ordre de cinq Ampères en début de charge et environs deux vers la fin sous 12 VCC, combien va tirer la charge d'une série d'accumulateurs dont le but est de mouvoir plusieurs centaines de kilos ?

Le problème est bien là, on ne sait rien sur les modalités de cette révolution, on sait juste que 400 millions de nos impôts vont servir à promouvoir quelque-chose qui ne fera que nous coûter. Comment avoir l'assurance qu'un tel projet, s'inscrivant dans le cadre du développement durable, respectera la charte économie/écologie/social ? Les trois pôles du développement durable passent par l'exigence d'équité, notre système économique malgré les ratés actuelles ne semble pas vouloir se remettre en cause, l'écologie se radicalise poussée par la circonstance et on ne peut pas dire que les rapports sociaux soient au beau-fixe. Il est donc difficile de croire au bien-fondé d'une énième annonce totalement gratuite.

En admettant que ces millions servent à la recherche sur les énergies "propres", vu les mastodontes que sont Renault, PSA ou Électricité de France, ça m'étonnerait que l'on roule à autre chose qu'à l'électricité dans les années à venir...

mercredi 8 octobre 2008

Crisothon

Ben quoi ? Dépossédons les bas de laine, faisons les fonds de tiroir, organisons un téléthon mondial pour renflouer les caisses de nos pauvres banquiers...

mercredi 1 octobre 2008

Gaspilleurs

Non mais je rêve !

Six millions d'Euros, c'est ce que notre département veut dépenser pour nous construire une "Maison du Département", c'est quoi c'te blague ?

D'abord je ne vois pas à quoi pourrait bien servir un tel établissement sinon mousser un peu plus sur de visibles délabrements et ensuite, il y aurait peut-être mieux à faire de tout ce fric en période de crise, non ?

Entre ceux qui veulent construire des tours je ne sais trop quoi à Paris, d'autres qui multiplient les logements dits "sociaux" où personne ne veut ni ne peut habiter à cause des tarifs qui n'ont rien de sociaux - et qu'entre-nous les maçons qui les construisent appellent des lapinières -, l'accès facilité au lobby automobile en payant le permis aux chômeurs, les magouilles sur la tva pour inciter à bouffer des carottes au-lieu des Mars, etc...

Je me demande où ils trouvent tout ce pognon et surtout pour quoi ils prennent les gens. On veut bien les aider, à une seule condition, qu'ils arrêtent de nous prendre pour des cons. Comme disait mon grand-père : "Si tu sais, parle, sinon, ferme ta gueule ! " ; et pour causer, ça cause.

lundi 29 septembre 2008

Résistance

C'est marrant de voir comment le français réagit aux troubles économiques ambiants. Contre vents et marées, il se démerde... razz

jeudi 25 septembre 2008

Crise décrise

Où qu'elle est la crise ?

Pas dans mon morlingue en peau de mouton, y'a longtemps qu'il a été saigné.

À tous les gens qui ont les dents qui rayent le parquet et qui ont du mal à poser les mains à plat sur la table, un seul mot d'ordre : Déflation !

mardi 2 septembre 2008

Bilan de santé

Marre de les voir se gargariser de soi-disant bons résultats. Certes l'heure des bilans n'a pas encore sonnée mais il est remarquable de compter comment nous glissons irrémédiablement vers un système de santé dit rectangulaire.

J'ai déjà parlé de cette ignominie dont certains devront un jour ou l'autre endosser la responsabilité. Le principe est simple, c'est l'économie qui décide(ra), suivant son propre état de santé, du moment où plus aucun soin destiné à guérir ne vous sera prodigué. En clair, si le système de retraite ne peut faire vivre que cinq ans après la fin d'activité, ben ils arrêteront de guérir trois ans après le repos bien mérité histoire de voler un peu de marge. Comme on sait qu'aujourd'hui il faudrait cinq ans de plus d'activité, cela voudrait dire qu'il faudrait mourir cinq ans avant la fin d'activité actuellement fixée pour faire rire l'économie, ça fait peur non ?

Les mesures draconiennes appliquées actuellement tuent ceux qui ont construit le monde d'aujourd'hui, et il n'est pas besoin d'être grand clerc pour imaginer l'hécatombe calculée de demain. mrgreen

lundi 14 juillet 2008

C'est au pied du mur que l'on voit le maçon

Nombre de visions se bousculent quand au moyen de maintenir le système de retraites par répartition ; pour parler, ça parle.

L'"allongement" du temps de travail est la ligne vigoureusement prônée par les courants actuels. Les opposants, de leur côté, affirment que cette méthode n'amènera pas à l'effet escompté et signera même la fin imminente de notre exception Française.

Ben alors, qui croire ? Serait-ce la question?

À l'heure où les prestidigitateurs de l'économie sortent les quatre/huit de leur haut de forme, faudra d'abord nous dire comment ils font entrer trente-deux heures dans vingt-quatre sans mettre les salariés en pièces, les volontés économiques manquent de clarté.

Mais alors, que font-ils du développement durable ? Il a quand-même été conçu pour que l'on évolue proprement et dignement tout en alimentant raisonnablement les marchés financiers. Le résultat d'une grande idée tourne parfois à la bouffonnerie. D'un coup, tout le monde pleure. Les salaires moyens sont prêts à se damner pour une goutte d'élixir afin d'alimenter leur trottinette, les pauvres restent chez eux à faire les fonds de tiroir pour boucler les fins de mois, les entreprises prennent leurs salariés pour des pushing-balls, on colle du durable partout comme argument de vente et l'économie continue sa douloureuse dégringolade ; bonjour la recette du bonheur !

Il est clair que nous ne sommes pas dans les bonnes discussions, tirer la couverture à soi n'a plus de raison d'être dans un monde de profusion. Comme le disait si bien la pub, ce sont ceux qui en parlent le plus qui en mangent le moins. À palabrer sur le comment découper les gens en quinze, on en oublie que la vie passe et le temps trépasse. Accepter la réforme des retraites proposée ne changera pas grand-chose au cours de la vie et trier les gens par indice de pénibilité de leur emploi n'aura pas plus de chance de sortir le pays de la tourmente. L'humain est ainsi fait qu'il lui faut de grands chocs pour stimuler sa conscience.

Je ne sais pas si la question est la bonne mais je sais que chacun perd énormément de temps. Une minute est une minute, une heure est une heure, une vie est une vie, sauf que personne ne peut affirmer combien cette dernière va durer. Sauf peut-être le mec attaché sur la table d'exécution prêt à recevoir le cocktail létal au fin-fond du Texas; et encore, le lui a-t-on seulement signalé ?

mercredi 11 juin 2008

Kultur

Encore un débat houleux finissant en dialogues de sourds sur la manière d'empêcher le piratage des oeuvres par l'intermédiaire du web.

Comme d'habitude, il n'en ressort rien du tout, et c'est bien normal. Entre ceux qui se croient encore au début du Compact-Disc, ceux qui ne pondent résolument plus des lois mais les chient et les cueilleurs de pâquerettes voyant le web comme une verte prairie, on n'est pas prêt de voir le bout du tunnel. Le plus drôle est l'esprit de dépossession dont font preuve les différentes parties. En fait, ils sont tous d'accord ; on les vole.

Le vilain pirate ne veut pas être dépossédé de la culture, le musicien croit encore qu'il y a douze-mille clés et quelques milliards de notes lui appartenant, les entreprises bouffe-tout qui se prennent pour des égéries parce-qu'elles s'imaginent que les artistes n'existeraient pas sans elles, et j'en passe tant il semble y avoir de frères ennemis au même râtelier, me fait dire que les loups ne se bouffent pas entre eux. Je ne vais donc pas donner de solution là où ils ne sont pas capables d'en montrer la queue d'une car trop préoccupés à écoper un rafiot appelé à couler sous peu.

Je ne vois qu'une alternative, faut qu'ils fassent appel au pape, on sait jamais, faute d'avoir un Lafontaine (Jean 2) sous la main pour régler leurs problèmes de bestiaires, peut-être un monseigneur passablement pincé saura surfer sur la vague... mrgreen

mardi 10 juin 2008

L'aumône est à son comble

Au XIe siècle, les pauvres s'amassaient au pied des forteresses pour recevoir de leurs valeureux et illustres maîtres des tartines de pain imbibées de jus de viande.

De nos jours, les maîtres qui n'ont plus rien d'illustre, entachent leur valeur en se moquant bien que leurs sujets aient à manger ou un toit du moment qu'ils profitent de tarifs préférentiels pour utiliser leur téléphone portable. lol

vendredi 30 mai 2008

L'heure élastique

Allez mes petits, vous pourrez travailler 48 heures par semaine et gagner plein de sousous en plus, elle est pas belle la vie ?

À part ça, le temps légal de travail reste à 35 heures hebdo hein !

Je me moque je me moque mais l'idée n'est pas si stupide. Elle offre la possibilité d'envisager un avenir différent pour bon nombre de salariés qui pourront effectivement gagner plus en cas de nécessité de vie. Mais je ne pense pas que cette heureuse perspective se présente en ces termes car ce ne sont pas les salariés, enchaînés à leur entreprise, qui vont décider de bosser plus ou moins.

Le résultat risque de réserver quelques mauvaises surprises. Les travailleurs des secteurs d'activité en déficit de professionnels vont voir leur temps libre lourdement grevé par ces mesures. Sans compter que les secteurs boudés sont souvent plus usants physiquement et n'imposent pas le moindre respect de la part de la société, bonjour l'esclavage moderne. Et les autres, ceux qui ont des métiers dans les secteurs secondaires ou tertiaires, qui habitent dans des zones où vivre coûte, ben ils n'auront pas ce qui pourrait être une réelle chance de voir leur situation s'améliorer.

Je pense qu'une erreur est faite dans cette course au libéralisme. L'idée d'intégrer une hiérarchie jacobine au modèle américain risque de vite créer des inégalités bien plus graves que chez nos potes des US. On aurait pu rêvé mieux comme libéralisme à la française.

Si on veut libérer le travail, il faut d'abord libérer les gens. Il ne faut plus que les patrons croient que leur personnel leur appartient ni que les salariés se planquent sous l'aile de leur entreprise en croyant que tout leur bonheur en dépend. Facile à dire mais visiblement pas à concevoir. La France est un curieux pays de ce côté là et si j'approuve le doux chauvinisme de mes compatriotes je supporte de moins en moins la brassée de passion qu'ils mettent dans leur boulot. Travailler équivaut à monnayer des compétences ou des aptitudes, pas à chercher un joug supplémentaire, si ?

Quand notre hyper-président est arrivé au pouvoir, faute d'avoir contribué à son élection, j'imaginais ce que devrait être l'avenir en revoyant plusieurs points lacunaires de notre société "vieillotte". Si son programme ne m'enchantait guère, j'espérais au-moins trouver un peu de bon dans le secteur de la liberté d'entreprendre. Si je reste inexorablement de gauche, la grotte professionnelle aux galeries multiples qu'ils aiment faire défiler à grands renforts de tracts et de banderoles me semble depuis toujours d'un autre temps. Je ne dis pas non-plus qu'il ne faille plus de conflits, c'est souvent au cours de ses plus fortes contradictions que l'humain daigne se creuser la cervelle pour trouver des solutions. Il en reste que rien n'avance vraiment alors qu'il serait assez simple, peut-être un peu long, de "centraliser" le travail et d'en donner toute la gestion à un seul organisme plutôt que de rajouter indéfiniment des lambeaux au patchwork existant. Libérer les gens de l'entreprise, libérer les gens des obligations administratives afin qu'ils n'aient plus qu'à faire de leur vie ce que bon leur semble sans contraintes extérieures ou notions d'échéances et de temps avec une visibilité optimale.

Pour cela, il ne faut plus que le travail, la santé, l'instruction coûtent le moindre centime au travailleur, il aura ainsi les moyens d'accepter la mobilité exigée par un tel système. L'entreprise d'aujourd'hui n'est qu'une querelle de chiffres à tous les étages, du découpage des heures en 1/8ème ou 1/16ème au temps exigé pour prétendre à un repos au bout d'une vie de travail, ça va bientôt revenir plus cher de compter les heures que ce qu'elles rapportent. Je ne pense pas que le rapport d'un salarié se limite au temps qu'il aura passé dans l'entreprise. Pour être rentable, il faut la bonne personne au bon endroit si possible au bon moment, ce qui n'est que rarement le cas actuellement à cause de profits, intérêts personnels divers, orientation déficiente ou manque de réflexion sur le vie. À choisir, je pense qu'il vaut mieux travailler 20 ans dans une vie à faire là où on réussit le mieux plutôt que quarante-cinq dans ce qui nous est plaisant. Étant entendu que ce qui semble pouvoir plaire peut à la longue s'avérer lassant, aliénant et dangereux.

Les hommes naissent libres et égaux en droit ne veut pas dire qu'ils ont la même capabilité face à une tâche à accomplir sinon nous serions tous des cerveaux sur pattes depuis longtemps ; 60 milliards d'einsteins n'est peut-être pas à souhaiter pour notre avenir. Ils veulent créer des universités d'élite, pourquoi-pas, mais je me demande bien comment ils vont les remplir s'ils ne permettent pas à un maximum de gens d'accéder aux universités conventionnelles ; à moins qu'ils soient capables de repérer génétiquement les génies dés la maternelle ou-bien iront-ils les acheter ailleurs comme les sportifs de haut niveau.

Le problème actuel est que nous semblons prendre le chemin inverse. Au-lieu de considérer l'humain comme sa propre richesse, on s'obstine à mettre tout le monde n'importe où n'importe comment du moment que chacun ait les mains (la tête) prises. Le nez dans le guidon, paye bosse, paye bosse, paye bosse...

Une autre société est possible, si seulement on osait arrêter de couper les cheveux en quatre.

Voilà un post bien en vrac digne de mes plus grandes pagailles. Plus sérieusement, j'ai l'odeur du kawa qui me vient aux narines. razz